RETOUR SUR LES ETATS GENERAUX DE L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE AFRICAINE A DAKAR LES 29 ET 30 AVRIL DERNIER (EGIEA 2019)

Réunis à Dakar pour les Etats généraux de l’intelligence économique africaine, le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) a convié pendant 2 jours des acteurs économiques, civils et institutionnels de l’Afrique francophone.

Les Etats généraux de l’intelligence économique africaine se sont déroulés les lundi 29 et mardi 30 avril 2019 à l’hôtel King Fahd Palace dans le quartier de Ngor à Dakar. Des officiels de l’Union européenne, de la Chine et des anciennes puissances coloniales n’étaient pas présents, mais l’ambassade des Etats Unis d’Amérique qui jouxte le King Fahd Palace avait orienté ses ‘grandes oreilles’ pendant ces deux jours sur la grande salle de conférence du complexe hôtelier.

Les discours d’ouverture des travaux ont été prononcés par M. Guy GWETH, Président exécutif du CAVIE, M. Lassany Gany SAKHO, Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), et Mme Elisabeth MORENO, Directrice générale Afrique de Hewlett Packard, du Ministre Ngabo Seli MBOGO et de l’Honorable Abba Kabir Kamssouloum, Questeur de l’Assemblée nationale du Cameroun.

Source : Seneweb TV

Les objectifs et engagements de cet évènement africain ont été multiples mais précis :

– L’Afrique n’a jamais pris le train de la modernisation et de la mondialisation, d’où l’urgence pour le continent africain de s’approprier les outils de l’Intelligence économique et de maîtriser l’information stratégique pour se défendre et aller se battre sur les marchés internationaux (L’Afrique, c’est 3% du commerce mondial !).

– Faire un état des lieux de l’intelligence économique dans les pays africains.

– Poser les bases d’une intelligence économique adaptée et normée au contexte africain.

– Echanger des expériences et pratiques entre experts et acteurs du monde de l’entreprise, des Etats et des organisations.

– Réfléchir ensemble aux besoins des entreprises, des Etats, des organisations en matière d’informations ?

– Renforcer la cohésion et consolider les réseaux au sein du CAVIE.

– Définir une feuille de route pour la réalisation d’actions concrètes et poser des jalons à la suite de ces deux journées.

– Nécessité de développer l’intelligence humaine, d’injecter de l’humain africain pour produire de la connaissance.

– Réfléchir sur le développement d’intelligence territoriale (l’Afrique est multiple).

– Volonté de développer une plate-forme d’échange d’informations entre les membres du CAVIE (par exemple pour diffuser aux adhérents des informations en matière de blanchiment de capitaux et de contrefaçons).

– Les actions à mener en faveur des Etats, des entreprises, et des écoles et université (notamment la formation des lycéens, étudiants, fonctionnaires et salariés).

– Faire connaitre le concept de l’intelligence économique auprès des décideurs africains.

– Mettre dans chaque Etat africain une antenne CAVIE chargé de sensibiliser les institutions publiques et étatiques de chaque pays.

– Présentation des grands projets du CAVIE et de la revue africaine de veille et d’intelligence économique (RAVIE).

– Avoir une vision stratégique en termes d’anticipation et de prospective.

– Vulgariser le concept d’intelligence économique en accompagnant les Etats africains.

 

Source : Dakaractu TV

Pour faciliter les échanges entre les participants, des panels avaient été organisés pendant ces deux jours :

  • Les besoins en intelligence économique dans les organisations africaines
  • Etats des lieux de l’intelligence économique dans les pays africains
  • Ce que l’intelligence africaine peut apporter aux organisations africaines
  • Déconstruire les stratégies d’influence étrangères en Afrique
  • Approches offensives et défensives de l’intelligence économique en Afrique

Au travers des échanges et travaux entre les participants, des sujets importants concernant le continent africain dans sa globalité ont été abordés notamment :

  • La volonté des pays africains de la zone franc CFA de retrouver leur souveraineté monétaire. Sur ce sujet, Monsieur Cheickna Bounajim Cissé, économiste et banquier, et auteur du livre «FCFA- Face Cachée de la Finance Africaine» a participé activement aux différents échanges avec les intervenants.
  • Développement d’une économie du savoir, avec un Big Data traité par des africains via des cabinets installés en Afrique.
  • Accès au réseau internet (moins de 25 % des africains ont accès à internet).
  • La démographie (Un homme sur quatre sera africain sur la planète terre en 2050).
  • Développement du secteur bancaire et financier (taux de bancarisation en Afrique : 15% de la population) ;
  • Développement de la dématérialisation en Afrique
  • Lutte contre la contrefaçon, le blanchiment d’argent et le trafic de drogues

Les Etats généraux ont été ouverts au cours d’un panel sur d’autres univers :

Les Etats généraux se sont prolongés dans la soirée du 30 avril par un diner de Gala où des participants se sont vus remettre des trophées d’excellence de la compétitivité africaine.

Les participants se sont engagés à se retrouver les 2-3 août prochains, à Yaoundé, à l’occasion des Journées Africaines de l’Intelligence Economique (JAIE2019).

CC Forster, le 3 Juin 2019

 

 

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